Les bicimaquinas, une deuxième vie pour les vélos

 

Construire des machines à partir de vélos c’est possible. L’association Maya Pedal au Guatemala transforme les vieux vélos simplement en récupérant des tubes et des métaux.

 

Qu’est ce que les bicimaquinas ?

Ces « vélo-machines » fonctionnent grâce à l’action de rotation des pédales et à la simple force des mollets. Elles sont donc non polluantes car elles fonctionnent sans carburant ni électricité. Chacune d’entre elle est fabriquée à la main dans un atelier situé à San Andres Itzapa. On y trouve des vélos surmontés d’un mixeur pour moudre les grains de café, d’autre pour laver le linge, d’autre encore pour casser des noix. Les vélos en fin de vie sont démontés, remontés, modifiés, triturés pour donner naissance à de nouveaux appareils.

 

 

                                Vidéo réalisée par World Wide Cycling Atlas

Maya Pedal vient en aides aux habitants

L’idée première était surtout de pallier le manque d’électricité et de faciliter la vie quotidienne des habitants. Avec une idée simple en tête :  « On peut mettre des pédales sur n’importe quoi ! ». L’association Maya Pedal répond à une demande issue des communautés rurales autour de San Andres. Une demande croissante qui nécessite toujours plus de matériaux et donc de vélos. La persévérance de Mario Juarez, le directeur de Maya Pedal, a fait évoluer et a permis de venir en aide à de nombreux paysans. Les premières machines ont vu le jour vers 1999 mais n’étaient pas fiables. Le directeur de l’association explique dans un article paru sur le site Reporterre que « certaines étaient fragiles et il fallait parfois parcourir des centaines de kilomètre pour les réparer ».

Depuis c’est différent, Maya Pedal a bien grandi et a récemment reçu un cadeau de taille : 400 vélos d’occasions en provenance de Etats-Unis. Une excellente nouvelle pour l’association, qui n’avait pas reçu de livraison comme celle-ci depuis 5 ans. Cet arrivage leur permet de construire plus de bicimaquinas et de répondre au mieux aux demandes des paysans, qui travaillent pour beaucoup à la main. Le moulin « nix-tamal » par exemple, moût le maïs nécessaire à la fabrication des tortillas, le pain quotidien local. Grâce à elle, une personne peut moudre 1200 kilos en une journée !

Retrouvez plus d’informations sur le site de l’association : http://www.mayapedal.org/ 

 

 

Dernière mise à jour le 20 février 2018

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