Vélo en libre service : la Chine ne sait plus où donner de la tête

 

 

Vue aérienne de vélos de locations à Hefei en Chine. BARCROFT MEDIA VIA GETTY IMAGES

 

La scène est assez hallucinante : des vélos entassés, laissés à l’abandon. On pourrait croire à une peinture impressionniste. Malheureusement, Monet n’a rien à voir avec cette création, qui n’a rien d’une œuvre d’art.

 

Un marché du libre service saturé

La situation est ironique : la bicyclette permet de désengorger les villes, dans le cas présent elle l’encombre. Le vélo en « free floating » ou libre service, a en effet pris une telle ampleur que l’offre est maintenant supérieure à la demande. Une trentaine de sociétés dont Ofo, O-Bike et le français Pony bike se partagent un marché maintenant saturé. On estime que 1,5 millions de vélos flottants sont en circulation à Shanghai. Le marché peine à réguler le service des vélos sans borne. D’après le journal Global Times, le terrain de jeu sur la photo ci-dessous appartenait à l’origine à une école, qui a déménagé. Lorsque les autorités de Hefei se sont mises à confisquer des vélos, c’est ce terrain vague qu’elles ont choisi à défaut d’endroit propice à disposition. 

 

BARCROFT MEDIA VIA GETTY IMAGES

 

La Chine se trouve face à un boom du déplacement urbain à vélo et les sociétés de location se développent tous les jours. Un effet pervers qui entraîne les utilisateurs à abandonner les vélos n’importe où. Les bicyclettes sont laissées dans une déchetterie ou au coin d’une rue, au point d’encombrer la voie publique. Les vélos sont ensuite entassés dans d’énormes terrains vagues, parkings ou aires de jeux, offrant un spectacle presque irréel. Le Guardian a relayé ces images impressionnantes prisent dans la ville de Xiamen, située au sud-est du pays. Depuis elles ont fait le tour des réseaux sociaux. Cet amoncellement est le résultat de l’explosion, et de l’échec, des systèmes de vélos en libre-service dans le pays.

Pas de panique pour la France

En France, la dynamique n’est pas la même. Les municipalités ont pris note de la situation en Chine. La Mairie de Paris a notamment reçu ces nouveaux acteurs, afin de bien encadrer les pratiques. L’adjoint de la Maire de Paris aux transports, Christophe Najdovski, expliquait au Monde vouloir instaurer «une redevance pour occupation commerciale de l’espace public». 

 

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Dernière mise à jour le 15 décembre 2017

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